Qu’est-ce qu’un SPM ?

Le SPM, ou syndrome prémenstruel, est très répandu. Environ 80 % des femmes en sont affectés. Ce problème chronique intervient généralement une semaine avant vos menstruations. Le syndrome prémenstruel est lié à ce qu’on appelle la « phase lutéale ». C’est une partie du cycle menstruel qui provoque des modifications qui interviennent à la suite de la concentration d’œstrogène et progestérone. 

Quels sont les symptômes d’un SPM ?

Plus de 150 symptômes ont été recensés ! Toutefois, il n’y a aucune chance pour que tous se manifestent en même temps. Les symptômes peuvent être physiques ou émotionnels qui peuvent très vite devenir handicapants lorsqu’ils sont assemblés. Ainsi, le syndrome prémenstruel peut provoquer les symptômes suivants : 

  • Les symptômes émotionnels : stress, irritabilité, dépression, sentiment d’exaspération, etc. 
  • Les symptômes physiques : prise de poids, acné, ballonnements, douleurs menstruelles, fatigue, malaise, troubles alimentaires, etc. 

Chez chaque femme, le syndrome prémenstruel peut être plus ou moins avancé. Une chose est commune à toutes, c’est la date de survenue. En effet, le SPM apparaît généralement la semaine qui précède les menstruations. Parfois même deux semaines qui les précèdent. 

Plusieurs symptômes sont ressentis par les femmes chaque mois. Bien que le syndrome prémenstruel ne soit pas grave et n'entraîne pas des conséquences néfastes à long terme sur la santé, il n’en reste pas moins handicapant. 

Les facteurs de risque d’un SPM ?

Certaines femmes sont davantage prédisposées au syndrome prémenstruel et à ses symptômes. En effet, plusieurs facteurs peuvent en être la cause, notamment : 

  • La génétique : depuis longtemps, les médecins et chercheurs scientifiques s’interrogent sur le SPM et ils ont constaté que les risques étaient bien plus élevés si une parente proche a été atteinte. Toutefois, aucune raison génétique n’a été formellement confirmée. Ce ne sont que des recherches et des observations, mais étant donné que vos gènes interviennent dans toutes les facettes de votre santé physique et émotionnelle, on peut supposer que le SPM est lié à vos gènes.  
  • Le stress : plusieurs recherches ont démontré que lorsque vous êtes en situation de stress, que vous subissez une pression quelconque, à l’instar d’une pression au travail ou familiale, le stress peut provoquer des symptômes du SPM. Les ballonnements ou les douleurs menstruelles sont les symptômes du syndrome prémenstruel les plus communs. 
  • Le régime alimentaire : dans les facteurs du SPM, on retrouve le régime alimentaire. En effet, votre alimentation peut grandement affecter votre cycle menstruel. L’intensité des symptômes liés au SPM peut être plus ou moins importante. On retrouve principalement, lié à ce facteur, les symptômes comme l’irritabilité, l’anxiété ou les ballonnements. 
  • La dépression : les femmes présentant des symptômes du SPM sont, d’après les recherches, plus à risque de développer des formes de dépression. Plus particulièrement, on parlera des dépressions post-partum ou prepartum. 
  • Les modifications chimiques : chez certaines femmes, les fluctuations hormonales peuvent être la cause d’une production de substances chimiques par le cerveau trop conséquente. La sérotonine, par exemple, influence directement le sommeil et l’humeur. De ce fait, les symptômes du SPM d’ordre émotionnel peuvent être plus intenses si la modification chimique a entraîné un excès de sérotonine. 

Comment diagnostiquer le SPM ?

Il peut parfois être difficile de diagnostiquer le SPM. En effet, étant donné que de très nombreux symptômes en résultent, les médecins ont parfois du mal à confirmer ce diagnostic. Bien que la majorité des symptômes soient légers, peu intenses et de courte durée, il est possible de poser un diagnostic sur le SPM dès le moment où les symptômes sont réguliers et touchent directement vos activités personnelles. 

Parce qu’aucun diagnostic ne peut être conclu à la suite d’une analyse sanguine, on parlera de « diagnostic clinique ». Autrement dit, les médecins vont se baser sur leurs propres connaissances et expériences, tout en se basant sur vos symptômes, pour confirmer ou non le diagnostic du SPM. 

Pour aider les médecins dans leur conclusion, n’hésitez pas à tenir un journal où vous recensez chaque mois vos symptômes, leur intensité, et le premier jour de votre cycle (soit le premier jour des menstruations). De cette façon, votre médecin pourra plus facilement comprendre ce qu’il vous arrive et pourra diagnostiquer le syndrome prémenstruel ou un autre problème gynécologique.